MULKIYA · GUIDES
Acheter un bien en Arabie saoudite en tant que citoyen égyptien
Vérifié sur le registre officiel · Mis à jour 2026-07-30
Un citoyen égyptien peut acheter un bien saoudien comme non-résident dans plus de 100 zones désignées ; les musulmans peuvent aussi posséder à La Mecque et à Médine.
Votre catégorie d'acheteur
Un citoyen égyptien vivant en Égypte achète en tant que particulier étranger non résident, la même catégorie que la plupart des nationalités hors CCG. En vertu du décret royal M/14, en vigueur depuis le 22-01-2026, cette catégorie peut posséder un bien à l'intérieur des zones désignées. La décision 43 du Conseil des ministres du 23-06-2026 a approuvé le règlement d'application et entériné le document sur les zones désignées, soit plus de 100 zones dans tout le Royaume. L'inscription de l'achat au registre immobilier officiel est une condition de validité, et non une formalité après coup. Les Égyptiens qui vivent et travaillent en Arabie saoudite avec une iqama valide relèvent d'une autre catégorie, la voie du résident, qui ajoute l'autorisation d'un logement hors des zones.
Le droit attaché à La Mecque et Médine
La plupart des acheteurs égyptiens bénéficient d'un droit que beaucoup de nationalités n'ont pas. Les personnes musulmanes, résidentes ou non en Arabie saoudite, partout dans le monde, peuvent posséder directement un bien à l'intérieur des zones désignées de La Mecque et de Médine. Il s'agit d'une propriété individuelle, et non d'une part de fonds ni d'une multipropriété hôtelière. Les sociétés étrangères ne peuvent rien posséder dans l'une ou l'autre ville sainte. Les titulaires de la résidence Premium y suivent une règle différente : un usufruit pouvant aller jusqu'à 99 ans au lieu de la propriété.
Les trois conditions préalables
L'article 2 du règlement d'application fixe trois conditions préalables pour un particulier non résident. Premièrement, une identité numérique délivrée ou approuvée par le ministère de l'Intérieur, que les non-résidents obtiennent auprès d'une ambassade saoudienne ; pour les Égyptiens, l'ambassade au Caire ou le consulat à Alexandrie. Deuxièmement, un compte bancaire saoudien à votre nom. Troisièmement, un numéro de mobile saoudien à votre nom, lié à l'identité numérique. Les modalités à distance pour le compte et le numéro évoluent encore ; commencez donc tôt l'étape de l'identité.
Le comptant d'abord, et les coûts réels
Le crédit bancaire saoudien est aujourd'hui structurellement fermé aux non-résidents ; aucun champ d'identité n'existe pour eux dans le processus de prêt. Un acheteur égyptien achète au comptant. À l'achat, la taxe sur les transactions immobilières s'élève à 5% du prix ; elle incombe légalement au vendeur mais est généralement intégrée au prix de la transaction. Le courtage est plafonné à 2.5%, plus la TVA sur la commission, et seulement si un courtier intervient. Lors de la revente, des frais de cession de 2% s'appliquent à Riyad, Djeddah, La Mecque et Médine, et 0% ailleurs.
Le marché dans lequel vous entrez
Entrez les yeux ouverts : c'est un marché en refroidissement, pas un boom. L'indice officiel des prix résidentiels a reculé de 3.6% en glissement annuel au premier trimestre 2026. Les marchés qui se refroidissent favorisent les acheteurs patients au comptant qui vérifient la parcelle et le promoteur au lieu de courir après l'élan. Les rendements locatifs bruts se situent autour de 7-9% dans les données de rendement sous licence, une fourchette et non une promesse. Les loyers à l'intérieur de la limite urbaine de Riyad sont gelés pour cinq ans. Confirmez toute parcelle précise auprès du registre saoudien officiel des zones désignées avant de la chiffrer.
La prochaine étape honnête
L'éligibilité est décidée par la loi, pas par l'opinion d'un agent. Le moteur de règles de Mulkiya est déterministe et cite la loi qu'il applique. Mulkiya n'est ni le vendeur ni le courtier, ne perçoit ni commission ni commission de succès, et les offres que vous voyez proviennent directement du promoteur. Des partenaires saoudiens agréés exécutent les actes réglementés. La prochaine étape est la vérification d'éligibilité en sept questions : répondez à sept questions et voyez, cité à la loi, dans quelle catégorie d'acheteur vous entrez et quelles zones cela ouvre.
Un citoyen égyptien peut-il acheter un bien à La Mecque ou à Médine ?
Oui, si l'acheteur est musulman. Les personnes musulmanes de partout dans le monde, résidentes ou non en Arabie saoudite, peuvent posséder directement un bien à l'intérieur des zones désignées des villes saintes. Les acheteurs non musulmans ne peuvent pas posséder à La Mecque ou à Médine, et les sociétés étrangères sont exclues des deux villes.
Ai-je besoin de la résidence Premium pour acheter en Arabie saoudite ?
Non. La résidence Premium est un régime distinct doté de ses propres droits, dont un usufruit pouvant aller jusqu'à 99 ans à La Mecque et à Médine. Un acheteur égyptien non résident emprunte la voie des zones désignées, en vertu du décret royal M/14 et du règlement de 2026, et n'a pas besoin de la résidence Premium pour posséder à l'intérieur d'une zone.
Je vis en Arabie saoudite avec une iqama. Les mêmes règles s'appliquent-elles à moi ?
Non. Les résidents égyptiens titulaires d'une iqama valide achètent dans la catégorie des résidents. Ils peuvent acheter à l'intérieur des zones désignées et peuvent également demander l'autorisation de posséder un logement en dehors des zones, à usage d'habitation personnelle. À La Mecque et à Médine, cette voie est réservée aux acheteurs musulmans.
Puis-je acheter par l'intermédiaire de ma société plutôt qu'en tant que particulier ?
Une société étrangère sans établissement saoudien ne peut posséder qu'à l'intérieur des zones désignées. Elle doit d'abord s'enregistrer auprès de l'autorité saoudienne de l'investissement, déclarer ses propriétaires et désigner un représentant titulaire d'une carte d'identité saoudienne. Les sociétés sont exclues de La Mecque et de Médine ; la plupart des acheteurs familiaux empruntent donc la voie individuelle.