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MULKIYA · GUIDES

Le compte bancaire saoudien : la condition derrière tout achat étranger

Un compte bancaire saoudien au nom de l'acheteur est une condition légale de la propriété étrangère, pas une commodité. Voici comment l'ouvrir, à distance et sur place.

Une condition légale, pas une commodité

L'article 2 du règlement d'application fixe trois conditions préalables pour un particulier étranger qui achète dans l'une des plus de 100 zones désignées : une identité numérique approuvée par le ministère de l'Intérieur, un compte bancaire saoudien au nom de l'acheteur, et un numéro de mobile saoudien au nom de l'acheteur, lié à cette identité. La loi qui les fonde, le décret royal M/14, est en vigueur depuis le 22 janvier 2026, et les zones ont été entérinées le 23 juin 2026. L'exigence de compte n'est pas une bureaucratie gratuite. Elle ancre l'acheteur dans le système financier régulé, et chaque paiement de l'achat y transite. Toutes les catégories d'acheteurs en ont besoin : le particulier non résident, le titulaire d'une iqama, le titulaire de la résidence Premium et le ressortissant du CCG détiennent chacun un compte à leur nom, et une société étrangère détient un compte d'entreprise saoudien.

Le rôle du compte dans l'achat

Tous les paiements d'un achat étranger transitent par des canaux électroniques officiels liés au compte. L'acompte, le prix et les frais de transaction circulent entre comptes vérifiés, ni en espèces ni par transfert informel. La taxe sur les transactions immobilières de 5% est réglée dans le même flux électronique au moment du transfert ; elle incombe légalement au vendeur, mais elle est généralement intégrée au prix de la transaction. Quand le transfert aboutit, l'inscription au registre qui rend l'achat valide a lieu dans le même circuit régulé. Sans compte, il n'y a pas de rail pour faire circuler l'argent, et sans rail, pas d'achat.

Ouvrir le compte depuis l'étranger

L'identité d'abord, car le compte s'appuie sur elle. Un non-résident obtient l'identité numérique auprès d'une ambassade saoudienne à l'étranger, puis l'active via l'application d'identité nationale. Une fois l'identité active, le compte peut être ouvert au nom de l'acheteur, et le numéro de mobile saoudien y est lié. Les mécanismes d'ouverture à distance évoluent encore : ne supposez pas que toute la séquence se termine depuis votre bureau. Commencez tôt l'étape de l'ambassade, car tout le reste l'attend, et considérez le compte et le numéro comme des tâches qui peuvent exiger une visite.

Ouvrir le compte sur place

Certains acheteurs finalisent le compte et le numéro de mobile lors d'une première visite dans le Royaume. C'est un plan réaliste, pas une défaillance du système : les banques vérifient l'identité en personne, et la visite permet aussi de voir les zones où vous achetez. Un résident titulaire d'une iqama ouvre le compte dans le cadre ordinaire de son installation, avec les mêmes règles de rattachement : le compte est au nom de l'acheteur lui-même et lié à son identité numérique. Qui que vous soyez, un compte au nom d'un tiers ne compte pas. La condition est personnelle.

Ce que le compte n'est pas

Le compte est un rail de paiement, pas une source de crédit. Le crédit bancaire saoudien est aujourd'hui structurellement fermé aux non-résidents : aucun champ d'identité n'existe pour eux dans le système de prêt, donc aucune voie de demande n'existe. Un solde de compte n'y change rien. Le bon cadre pour un achat de non-résident est le comptant dès le départ : le prix, la taxe de 5% et toute commission que vous choisissez de mandater, le tout financé à l'avance. Si un promoteur propose des paiements échelonnés sur une unité sur plan, c'est un calendrier de paiement, pas un crédit.

La prochaine étape honnête

Le compte est l'une des trois conditions préalables, et la première question est de savoir si vous pouvez acheter, et où. Mulkiya n'est ni le vendeur ni le courtier, et ne perçoit ni commission ni commission de succès. Son test d'éligibilité pose sept questions sur votre statut et le bien visé, et un moteur de règles déterministe répond en appliquant la loi, avec les références. Faites le test avant de réserver la visite à l'ambassade : votre catégorie d'acheteur décide de ce que vous pouvez acheter, et le compte bancaire devient alors une tâche précoce d'un plan qui vous convient.

Peut-on ouvrir un compte bancaire saoudien sans vivre en Arabie saoudite ?

Oui, et l'acheteur non résident le doit. La séquence commence par l'identité numérique, obtenue auprès d'une ambassade saoudienne à l'étranger puis activée via l'application d'identité nationale. Les mécanismes à distance pour le compte lui-même évoluent encore, donc considérez une visite dans le Royaume comme une partie réaliste du plan.

Puis-je payer le vendeur depuis mon compte bancaire dans mon pays ?

Non. Tous les paiements de l'achat transitent par des canaux électroniques officiels liés à un compte bancaire saoudien à votre nom. La taxe de 5% est également réglée dans ce flux au moment du transfert.

Une banque saoudienne me prêtera-t-elle le prix d'achat ?

Non. Le crédit bancaire est aujourd'hui structurellement fermé aux non-résidents ; aucun champ d'identité n'existe pour eux dans le système de prêt. Prévoyez le comptant : le prix intégral, la taxe de 5% et tout courtage que vous mandatez.

Une société étrangère a-t-elle aussi besoin d'un compte bancaire ?

Oui. Une société étrangère qui achète dans les zones désignées détient un compte bancaire d'entreprise saoudien, après s'être enregistrée auprès du ministère de l'Investissement, avoir déclaré ses propriétaires et désigné un représentant titulaire d'une pièce d'identité saoudienne.

Les ressortissants du CCG et les résidents ont-ils besoin du même compte ?

Oui. Un compte bancaire saoudien au nom de l'acheteur figure dans la liste des conditions de chaque catégorie, du ressortissant du CCG au titulaire d'une iqama et au titulaire de la résidence Premium. Seules les pièces justificatives changent.